La PHS est-elle neurodivergente : Comprendre le lien sensoriel

January 26, 2026 | By Eleanor Reed

Si vous vous demandez : « La PHS est-elle neurodivergente ? », vous n’êtes pas seul·e. Beaucoup recherchent une réponse à la PHS est-elle neurodivergente car le bruit, les lumières vives, les emplois du temps chargés et les émotions des autres peuvent sembler « trop ».

Ce guide explique comment la haute sensibilité (souvent étudiée comme la sensibilité de traitement sensoriel) s’inscrit dans la conversation sur la neurodiversité, où les étiquettes peuvent être utiles — mais ne constituent pas des diagnostics médicaux. Vous découvrirez ce que signifie « neurodivergent », comment la PHS recoupe certains aspects de l’autisme, et ce qui les distingue. Vous obtiendrez aussi des étapes simples et pratiques pour soutenir votre système nerveux. Si vous souhaitez un cadre structuré pour réfléchir, vous pouvez essayer le test PHS comme outil d’auto-découverte.

Note : Cet article vise l’éducation et la compréhension de soi. Il ne pose aucun diagnostic ni ne remplace un avis professionnel. Si vos symptômes rendent le quotidien ingérable, envisagez de consulter un·e clinicien·ne qualifié·e.

Espace calme apaisant pour PHS

Que signifie neurodivergent

Neurodivergent est un terme large, porté par les communautés. Il décrit généralement des cerveaux qui traitent, apprennent ou répondent d’une manière différente de ce qui est considéré comme « typique » dans une société donnée.

Autrefois, beaucoup de différences étaient uniquement qualifiées de troubles. Aujourd’hui, le mouvement de la neurodiversité encourage une vision plus large : les cerveaux humains varient, et beaucoup de différences s’accompagnent à la fois de forces et de défis.

Les profils neurodivergents couramment discutés incluent l’autisme, le TDAH et la dyslexie. Avec le temps, le terme s’est élargi dans l’usage quotidien. Certain·e·s l’utilisent aussi pour décrire d’autres schémas permanents qui façonnent leur expérience sensorielle, émotionnelle, énergétique et leur récupération.

Cependant, il est important de clarifier les limites :

  • Neurodivergent n’est pas un diagnostic médical officiel.
  • Différent·e·s clinicien·ne·s et communautés peuvent utiliser le terme différemment.
  • Une étiquette peut soutenir la compréhension de soi, mais elle ne doit pas remplacer une évaluation approfondie si nécessaire.

La PHS est-elle neurodivergente : La nuance derrière l’étiquette

Beaucoup considèrent la PHS comme faisant partie de la neurodivergence, surtout quand la haute sensibilité affecte le quotidien de manière constante et prévisible. Dans le même temps, il n’existe pas une définition universelle suivie par tou·te·s les chercheurs·euses, clinicien·ne·s et communautés.

« Personne Hautement Sensible » n’est pas un diagnostic du DSM-5. Cependant, il est largement discuté comme un trait de tempérament lié à la sensibilité de traitement sensoriel (SPS). En termes simples, la SPS décrit un système nerveux qui tend à :

  • remarquer plus de détails,
  • traiter les expériences plus profondément,
  • réagir plus fortement aux stimulations,
  • avoir besoin de plus de temps de récupération après une stimulation intense.

Ainsi, quand quelqu’un demande si la PHS est neurodivergente, il pose souvent une question pratique : « Mon cerveau fonctionne-t-il assez différemment pour nécessiter des soutiens adaptés ? »

Si l’étiquette vous aide à reconnaître vos schémas, réduire l’auto-reproche et construire de meilleures routines, elle peut être utile. L’essentiel est de l’utiliser comme un cadre, pas comme un verdict.

La sensibilité de traitement sensoriel (SPS) en termes simples

Les recherches estiment souvent qu’une minorité significative de personnes ont une sensibilité plus élevée aux stimuli sensoriels et émotionnels. Les chiffres exacts varient selon les études et méthodes, mais l’idée globale est cohérente : certains systèmes nerveux captent plus de « signaux » dans l’environnement.

Concrètement, cela peut se manifester par :

  • se sentir submergé·e dans des espaces bruyants ou chaotiques,
  • être vidé·e après des interactions sociales (même si vous les avez appréciées),
  • remarquer des changements subtils de ton, d’humeur ou d’atmosphère,
  • avoir besoin de calme pour se recentrer.

Rien de cela ne signifie automatiquement que quelque chose ne va pas. Cela peut simplement indiquer que votre système nécessite un rythme, des limites et une récupération différents.

Pourquoi certain·e·s qualifient la PHS de neurotype

Certaines communautés décrivent la PHS comme un neurotype, c’est-à-dire un style naturel de fonctionnement du système nerveux. Ce langage peut être validant, surtout pour les adultes qui ont grandi en se sentant « trop sensibles » ou « trop intenses ».

Un compromis utile est :

  • La PHS/SPS peut être un schéma réel et stable dans votre façon de traiter le monde.
  • Neurodivergent peut être une étiquette d’identité utile pour certain·e·s PHS.
  • Aucune étiquette ne remplace une évaluation professionnelle si vous avez du mal à fonctionner, ou si vous soupçonnez des conditions coexistantes (anxiété, réponses traumatiques, TDAH, autisme).

PHS vs autisme : Points communs et différences

Une raison pour laquelle les gens s’interrogent sur la PHS et la neurodivergence est que la haute sensibilité peut superficiellement ressembler à l’autisme. Les deux peuvent impliquer une surcharge sensorielle et un besoin fort de décompression.

Cependant, un chevauchement n’équivaut pas à une équivalence. Comprendre les différences réduit la confusion et aide à chercher le soutien adapté.

Chevauchement sensoriel PHS vs autisme

Terrain commun : Surcharge sensorielle et besoin de récupération

Les PHS et les personnes autistes peuvent ressentir une surcharge sensorielle. Les centres commerciaux bondés, les lumières clignotantes, les textiles rêches ou les sons superposés peuvent sembler douloureux ou épuisants.

Les deux peuvent aussi :

  • préférer des environnements prévisibles,
  • avoir besoin de calme après la stimulation,
  • être profondément affecté·e·s par le stress et les conflits.

Différences clés : Communication sociale et schémas

L’autisme est généralement défini par des différences dans la communication et l’interaction sociale, ainsi que par des schémas de comportements et intérêts restreints ou répétitifs. Ces traits peuvent se manifester de nombreuses façons, de subtiles à très marquées.

Les PHS, quant à elles, comprennent souvent les interactions sociales de manière typique, mais peuvent se retirer en cas de surstimulation. Une PHS pourrait surinterpréter des indices (changements de ton, expressions), tandis qu’une personne autiste pourrait manquer certains indices ou les interpréter différemment.

TraitPersonne Hautement Sensible (PHS)Trouble du spectre autistique (TSA)
Sensibilité sensorielleÉlevée ; souvent globale et basée sur l’intensitéÉlevée ; peut inclure des déclencheurs spécifiques ou des aversions fortes
Indices sociauxSouvent très conscient·e ; peut surinterpréterPeut interpréter les indices différemment ou en manquer certains
RoutinePréfère le calme, peut s’adapter avec du temps de récupérationSouvent besoin fort de constance et de prévisibilité
Style de traitementRéflexion profonde ; facilement affecté·e par l’ambiancePeut être très systématique ; peut se concentrer fortement sur les motifs

Si vous essayez de situer votre propre expérience, une analyse structurée peut vous aider à remarquer quels traits se regroupent. Vous pouvez explorer notre outil de neurotype PHS pour organiser vos observations.

La haute sensibilité sur un spectre : Le modèle D.O.E.S.

La haute sensibilité n’est pas un simple interrupteur « oui/non ». Beaucoup de personnes se situent quelque part sur un spectre. Un modèle populaire pour décrire les schémas PHS est le cadre D.O.E.S.

Le cadre D.O.E.S. : Quatre schémas courants des PHS

  1. D — Profondeur de traitement
    Vous réfléchissez profondément, repassez les conversations et agissez après mûre réflexion.

  2. O — Surstimulation
    Votre système se remplit plus vite. Trop de tâches, de bruits ou de décisions peuvent mener à l’épuisement.

  3. E — Réactivité émotionnelle et empathie
    Vous ressentez rapidement l’ambiance d’une pièce et pouvez absorber le stress des autres.

  4. S — Perception des subtilités
    Vous remarquez des détails que d’autres ignorent : légers changements de lumière, odeurs, tensions ou rythmes.

Ces piliers ne prouvent pas un diagnostic. Ils offrent simplement un langage pour des schémas que vous vivez peut-être déjà.

Composante action : Votre check-list quotidienne « Éclaireur sensible »

Utilisez ceci comme réinitialisation rapide et pratique. Cherchez des réponses honnêtes, pas parfaites.

  • La plage de 2 heures : Ai-je au moins un bloc calme protégé aujourd’hui (même divisé en deux pauses courtes) ?
  • Audit sensoriel : Quelle est la plus grande source d’épuisement actuellement (bruit, lumière, désordre, température) ?
  • Limite émotionnelle : Est-ce que je porte l’humeur de quelqu’un d’autre comme si c’était mon rôle ?
  • Bases corporelles : Ai-je mangé, bu et bougé un peu ? (La sensibilité augmente souvent quand le corps est stressé.)

Étapes pratiques pour les adultes hautement sensibles

Une fois que vous voyez votre sensibilité comme un style de système nerveux, l’objectif change. Il s’agit moins de « vous réparer » que de construire des conditions où vous fonctionnez bien.

Les petits changements s’additionnent. Même un seul soutien au bon moment de votre journée peut réduire la surcharge.

Journal de réflexion personnelle pour PHS

Auto-réflexion sans auto-reproche

Au lieu de demander « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? », essayez :

  • « Quelles informations mon système nerveux a-t-il absorbées aujourd’hui ? »
  • « Qu’est-ce qui m’a aidé·e à récupérer par le passé ? »
  • « Quels schémas se répètent quand je me sens submergé·e ? »

Ce type de réflexion transforme la sensibilité en données exploitables.

Composante action : Une simple expérience de sensibilité sur 7 jours

Conçue pour être facile et courte. Le but est la clarté, pas la perfection.

  1. Suivez les déclencheurs (2 minutes par jour) : Notez les 1–2 moments qui ont semblé « trop » (bruit, conflit, désordre, pression temporelle).
  2. Nommez le premier signal corporel : Qu’est-ce qui est apparu en premier (poitrine serrée, pensées rapides, mal de tête, irritabilité, envie de fuir) ?
  3. Testez un changement de soutien : Choisissez un petit changement pour demain (bouchons d’oreilles, lumière tamisée, moins de réunions, une pause calme).
  4. Revoyez au jour 7 : Quoi a le plus aidé — moins d’entrées, plus de temps de récupération, ou des limites plus claires ?

Présentation de l’évaluation HSPTest.org : Une voie vers la compréhension

Pour vous aider, nous avons développé une ressource spécialisée. C’est un guide éducatif conçu pour l’auto-découverte. Ce test complet de Personne Hautement Sensible vous aidera à catégoriser vos expériences et fournira des suggestions adaptées à votre niveau de sensibilité spécifique.

Quand envisager un soutien supplémentaire

La haute sensibilité en soi n’est pas une maladie mentale. Mais elle peut coexister avec l’épuisement professionnel, l’anxiété, la dépression, des réponses traumatiques ou des différences neurodéveloppementales.

Envisagez un soutien professionnel si :

  • vous perdez régulièrement sommeil ou appétit à cause de la surcharge,
  • vous ne pouvez pas fonctionner au travail/études car la stimulation semble insupportable,
  • vous êtes bloqué·e dans l’épuisement, la panique ou une hypervigilance constante,
  • les relations échouent car vous ne récupérez pas des conflits,
  • vous utilisez alcool/drogues ou comportements risqués pour « éteindre » votre système.

Un·e clinicien·ne connaissant la neurodiversité peut vous aider à distinguer sensibilité, stress et autres facteurs — puis construire un plan adapté à votre vie.

Conclusion : La PHS est-elle neurodivergente ? Un cadre utile, pas un diagnostic

Alors, la PHS est-elle neurodivergente ? Pour beaucoup, cela peut être une façon utile de décrire un cerveau qui traite les stimuli sensoriels et émotionnels plus intensément. Mais l’étiquette n’est pas un diagnostic médical, et c’est ok si vous ne vous y identifiez pas.

L’essentiel est ce que vous faites de cette prise de conscience : réduire la surcharge, protéger le temps de récupération et construire des limites qui fonctionnent dans la vraie vie. Si vous souhaitez un cadre structuré pour réfléchir, vous pouvez explorer le test PHS et utiliser les résultats comme point de départ pour la compréhension de vous-même — pas comme un diagnostic.

Foire aux questions

La PHS est-elle un diagnostic médical officiel ?

Non. « Personne Hautement Sensible » n’est pas un diagnostic du DSM-5. C’est un trait souvent discuté en lien avec la sensibilité de traitement sensoriel (SPS).

La haute sensibilité est-elle une maladie mentale ?

Non en soi. La haute sensibilité décrit la force avec laquelle vous traitez les stimuli. Cependant, elle peut coexister avec anxiété, épuisement ou réponses traumatiques — donc le contexte compte.

Peut-on être à la fois PHS et autiste ?

Oui. Certain·e·s s’identifient aux deux. La clé est d’examiner l’ensemble des traits, pas seulement la sensibilité sensorielle.

Comment savoir si je suis « juste sensible » ou vraiment submergé·e ?

Un indice simple est le temps de récupération. Si des journées normales vous laissent vidé·e, irritable ou incapable de vous détendre malgré le repos, votre système est peut-être surchargé — et vous avez besoin de soutiens plus forts.

Quand envisager de l’aide professionnelle ?

Si la sensibilité perturbe régulièrement sommeil, travail, relations ou sécurité, il est bon de consulter un·e professionnel·le qualifié·e. Un soutien peut vous aider à séparer la surcharge sensorielle d’autres défis et construire des stratégies adaptées.